Cartoon of a businesswoman arm wrestling with a businessman    Savez-vous travailler votre TACT ?

Une « softskill » très recherchée est le TACT, une qualité insuffisamment utilisée dans la communication managériale.

Savoir structurer un bon feed back est un atout de premier plan pour un manager. La bonne nouvelle est que cette qualité se développe en s’exerçant.

 

LES 4 RECETTES DE « FEED BACK »

 

To feed, en anglais « nourrir », suivi de back, « en retour » nous rappelle le rôle nourricier que ce procédé incarne à l’origine.

Alors pourquoi est-il si mal utilisé en management, dans l’éducation, ou dans notre communication de tous les jours ?

Nous commençons à changer nos comportements en matière de nourriture lorsque nous comprenons que la malbouffe nous rend malades ou obèses, que notre corps dit stop ou est tout simplement en panne d’énergie.

Le corps nous alerte lorsque la faim nous tenaille, ou lorsque nous mangeons mal.

Cependant professionnellement, pour aider nos équipes à croître, à progresser, à s’épanouir, nous devons en prendre soin. Nous devons combler leurs besoins de considération et de reconnaissance ! Le feed back est un moyen de nourrir l’autre. Il s’agit de le structurer en optant pour la bonne recette…

 

Comment fabrique-t-on un Feed-Back ?

 

Comme un sandwich, nous dit Antoni Girod, coach sportif, dans son livre « Découvrir la PNL ». Cette métaphore prend tout son sens tant elle est soit nourissante, soit étouffante, voire indigeste…

  1. La recette qui fait des miracles, celle du « bon sandwich » !

  • D’abord, faire prendre conscience des points positifs observés. La bonne tranche de pain du bas.
  • Ensuite, proposer une ou deux pistes d’amélioration. C’est la garniture du sandwich. Ce qui en apporte la saveur.
  • Terminer par 1 ou 2 points positifs. C’est la tranche de pain du dessus.

 

bon sandwich (2)

 

Commencer par exprimer les points positifs, c’est montrer que l’on cherche à soigner la relation avec l’autre, que l’autre a de la valeur.

C’est lui montrer de la reconnaissance, même lorsque nous savons que le message que nous voulons faire passer n’est pas très agréable à entendre.

Une bonne garniture s’appuie sur des faits objectifs. C’est tout un art de choisir une ou deux pistes (pas plus) prioritaires qui permettront un progrés réaliste et motivant.

La tranche de pain du dessus conclut par d’autres points positifs dans le but d’encourager à l’action.

 

 

  1. Le sandwich « empoisonné »

 

  • Commencer par exprimer des points négatifs. Tranche du bas.
  • Garnir avec quelques jugements négatifs et ressentis personnels, sans perspectives de progression.
  • Conclure par une appréciation globale négative. Tranche du dessus.

 

 

sandwich empoisonné (2)

 

Appuyer là où ça fait mal, en remettre une petite couche…. Certains managers utilisent ce procédé dans le but de faire réagir, de secouer leurs collaborateurs.

Parfois avec la meilleure intention du monde.

Cependant le résultat est contre productif. Il nourrit le doute, le découragement et la démotivation.

 

  1. Le « sandwich au pain »

 

  • Commencer par des félicitations,
  • Puis, lister tous les points positifs observés. Voire en rajouter.
  • Répéter que son interlocuteur n’a que des qualités, bref qu’il est parfait.

 

sandwich au pain (2)

 

Le sandwich au pain peut avoir un rôle de renforcement positif . Il est utile lorsqu’une personne a un manque total de confiance en elle.

De manière répétée, il devient vite bourratif. Le risque est que l’interlocuteur pense qu’il n’a plus de progrès à faire. Il peut se croire effectivement parfait !

  1. Le Pan Bagnat

 

  • Commencer par la tranche de points positifs observés.
  • Lister TOUTES les pistes d’amélioration sans en oublier une seule. L’important est de donner un maximum de moyens pour que l’intéressé progresse.
  • Conclure par une appréciation globale positive.

 

Pan Bagnat (2)

 

L’indigestion est au rendez-vous avec cette avalanche d’axes de progrès.

Le sandwich doit être digeste et même si l’intention est bonne, trop de pistes deviennent du « gavage » pour l’intéressé.

 

En conclusion, c’est le « bon sandwich » qui permet un feed back efficace et équilibré. En s’appuyant sur des observations factuelles et précises, en étant bien enrobé entre deux tranches de pain croustillant et doré, on obtient une relation de confiance propice à une assimilation du message voulu.

 

 

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